Ça y est. Le coffret lingerie-champagne-chocolat avec ses «conseils d’experts pour lui faire plaisir» a surgi au détour d’une page de votre navigateur, puis, un cran au-dessus sur l’échelle du consumérisme dédié à Cupidon, la brosse à dents électrique cerclée de petits cœurs pourpres. Ce week-end sera l’occasion d’une piqûre de romantisme pour les uns, tandis que les autres soupireront ou fustigeront une célébration mercantiliste sous couvert sentimental. Pourtant l’amour, et surtout les rencontres nécessaires à son éclosion, encaisse les coups depuis mars 2020. Mais avant même la pandémie, pouvait-on vraiment se rencontrer?

La journaliste France Ortelli se pose cette question depuis plusieurs années, tandis que les possibilités d’interactions virtuelles n’ont jamais été aussi nombreuses mais que le nombre de célibataires suit la même courbe exponentielle. Alors qu’elle publie Nos Cœurs sauvages, enquête sur le vertige du choix amoureux(Ed. Arkhê), elle partage ses réflexions avec Le Temps et invite à offrir des fleurs à ses amis autant qu’à ses amours pour la Saint-Valentin qui, à l’origine d’ailleurs, était en fait une célébration dédiée aux célibataires.