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Bureaux et plateaux de la nouvelle chaîne, Paris, 31 août 2016.
© BERTRAND GUAY

Médias

Franceinfo, la nouvelle chaîne d’information du service public français, en trois questions

Grand jour pour Franceinfo. La chaîne d'information continue arrive à l'antenne ce jeudi soir à 20 heures: un projet médiatique bâti dans la précipitation. Pour l'heure, seuls les téléspectateurs lausannois pourront la voir

Un grand studio avec vue sur la Seine, un plateau flambant neuf et des journalistes qu’on voit travailler à l’écran: la nouvelle chaîne d’information continue du service public français est bel et bien lancée.

Avec un peu d’avance, et à la surprise générale, Franceinfo a fait ses premiers pas mercredi en direct sur le Web et le réseau social Facebook. Un coup d’envoi sur le numérique avant un lancement officiel jeudi, à 20 heures. Porté par la nouvelle présidente de France Télévisions Delphine Ernotte-Cunci, ce projet a vu le jour en seulement un an. Retour sur un défi médiatique qui a fait des sceptiques.

◼ Comment la chaîne est-elle née?

Le pari n’était pas gagné d’avance. En septembre 2015, la nouvelle patronne de France Télévisions, tout juste élue, lance son projet de chaîne de l’audiovisuel public. Cette nouvelle offre est le fruit d’une collaboration périlleuse entre quatre grands groupes: France Télévisions, Radio France, France 24 ainsi que l’INA. Objectifs: proposer une offre d’information en continu, et sur tous les supports, que ce soit la télévision, la radio, ou le web, site et réseaux sociaux.

La chaîne Franceinfo a fait quelques remous en interne. Notamment parce qu’elle porte le même nom que la célèbre radio publique d’information. Mais les porteurs du projet se sont accrochés. L’idée est de contrecarrer les excès de l’information en continu, de «sortir de la logique du buzz» a argué Delphine Ernotte dans la présentation de son projet.

◼ «Franceinfo», l’anti-BFM?

Se démarquer de la concurrence, c’est le principal défi qui attend Franceinfo. La nouvelle chaîne devra se battre pour se faire une place dans un paysage audiovisuel chargé. Car l’offre ne manque pas: Itélé, BFM TV et LCI sont déjà sur le créneau de l’information continue.

Alors, qu’apporte-t-elle de nouveau? Franceinfo revendique un ton plus convivial, plus pédagogique aussi, et elle refuse «l’hystérisation» de l’info dont seraient adeptes ses concurrentes. Une formule qui ne convainc pas Nicolas Sarkozy. Dans son livre «Tout pour la France», le candidat à la primaire de la droite et du centre s’interroge: «Quant à la nouvelle chaîne d’info du service public, quelle est son utilité alors même qu’il y a déjà trois chaînes d’info gratuites et TNT?». La chaîne doit convaincre les derniers sceptiques.

◼ La chaîne sera-t-elle disponible en Suisse?

Et les Suisses, auront-ils l’opportunité de profiter de cette nouvelle offre? Réponse du côté des opérateurs helvétiques, qui regardent avec un intérêt relatif l’arrivée de cette nouvelle chaîne. A Lausanne, Citycable assure que Franceinfo sera disponible dès son lancement. Du côté d’UPC, la diffusion de la chaîne publique est «actuellement à l’étude». Même chose pour Naxoo, à Genève, qui fonctionne en concertation avec UPC. «Nous faisons notre possible pour que cela soit fait dans les meilleurs délais», assure son directeur général Erick Pipault. Swisscom, lui, ne proposera pas cette chaîne «dans l’immédiat».

Mais il restera toujours la possibilité de passer simplement par le Web. Le direct est disponible sur le site web du média et, plus original, directement sur Facebook. «Nous essaierons de notre côté d’emprunter aux codes du web en proposant des modules vidéo mêlant le texte et l’image et regardables sans le son, pour s’adapter, notamment, à la diffusion sur mobile», précise Germain Dagognet, l’un des pilotes éditoriaux du projet, au Monde.

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