Ils sont amassés par dizaines devant les portes d’un tribunal de Los Angeles, banderoles fuchsia, slogans scandés à l’unisson sous leurs masques. Ces jeunes Américains ne manifestent pas contre le réchauffement climatique ou la mauvaise gestion du covid, mais pour une «libération»: celle de Britney Spears.

Pour de nombreux trentenaires, son nom s’apparente à un écho lointain, flash-back d’un passé où sommeillent Charmed et les pinces papillon. Jusqu’à Framing Britney Spears, documentaire du New York Times sorti le mois dernier sur FX (en streaming sur la plateforme de vidéo américaine Hulu) et devenu viral. Ce film d’une heure et quart revient sur le parcours mouvementé de la chanteuse et en particulier le mouvement Free Britney, qui dénonce sa mise sous tutelle prolongée. Depuis, la presque quadragénaire, dont l’heure de gloire remonte à deux décennies, est de nouveau la star dont tout le monde parle. Et que le monde redécouvre sous un nouveau jour, pour le moins troublant.