Romain Dubois n’en revient toujours pas. La petite annonce que la Fédération des étudiants neuchâtelois (FEN) a diffusée mercredi dernier pour proposer des heures de travail dans des EMS débordés a reçu plusieurs dizaines de réponses en moins de vingt-quatre heures, au point que, dès le lendemain, le vice-président de la FEN a dû récrire à ses 4000 membres pour leur signaler que tous les postes avaient été pourvus. «C’est un signe très préoccupant de la précarité des étudiants aujourd’hui. Nous avons redonné le contact du bureau d’aide sociale, rappelé la possibilité d’aide psychologique. J’aimerais bien évoquer ce problème au Grand Conseil, où je siège aussi. Mais nous n’avons pas de vision claire de la situation, c’est difficile de savoir ce qui se passe vraiment.»