La grippe du poulet continue de tuer. Neuf pays de la région sont infectés par le virus ou soupçonnés de l'être, malgré l'abattage ou la mort à la suite de maladie de 24 millions de volailles. Sans parler des trois victimes humaines recensées. La Thaïlande et le Vietnam sont les seuls pays ayant enregistré des morts et le Cambodge soupçonne d'avoir des malades. Tous les cas de transmission à l'homme l'ont été par des oiseaux et non d'être humain à être humain. Pis. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la grippe aviaire pourrait présenter un risque supérieur au SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) si son virus se combinait avec celui de la grippe banale.

Depuis cette déclaration, les importations de poulets provenant des pays touchés ont été interdites un peu partout. Des mesures de quarantaine et d'abattage ont été prises en Thaïlande (11 millions de poulets tués), en Indonésie (4,7 millions), au Vietnam (2,9 millions), en Corée du Sud (1,8 million). Le Japon, Taïwan, le Cambodge et le Pakistan ont aussi recommandé l'abattage des volailles pour contenir l'expansion du virus.

Les pays d'Asie touchés par la grippe aviaire ont besoin d'une aide internationale pour abattre rapidement les volailles dans de bonnes conditions d'hygiène et éviter ainsi une transmission à l'homme du virus, a souligné lundi l'OMS. Mais les experts redoutent une mutation du virus, qui pourrait prendre une forme humaine et être ainsi transmis.

L'OMS a adressé un courrier aux pays membres «pour les alerter et leur faire savoir qu'une aide pourrait être sollicitée», a déclaré Iain Simpson, porte-parole de l'organisation internationale. Qui a estimé que la meilleure réponse à l'épidémie devait être régionale, alors que la Thaïlande doit accueillir mercredi des discussions internationales sur le sujet. «Il est très important qu'il y ait une coordination, que les pays sachent ce que font leurs voisins», a poursuivi Iain Simpson.