«C'est la première fois que les spécialistes de l'action sociale que nous sommes trouvent une brèche pour parler du handicap dans le milieu universitaire», se réjouit Monique Richoz, directrice de Pro Infirmis Vaud. Ne pas sous-estimer les aspects sociaux, culturels, architecturaux et juridiques de l'environnement de la personne porteuse de handicap: c'est de cette idée que sont partis Pro Infirmis Vaud et des géographes de l'Université de Lausanne pour organiser le cycle de conférences intitulé «Changeons notre regard sur le handicap».

Après s'être penché sur les dimensions environnementales du handicap et sur sa représentation dans le système de soins, ce cycle abordera mercredi 1er décembre la question de la sexualité chez les personnes porteuses de handicap.

«Cet aspect de leur vie est rendu particulièrement difficile par le regard des personnes valides», explique encore Monique Richoz. Le regard de l'autre est aussi particulièrement important en cas de handicap consécutif à une lésion cérébrale, puisque si le déficit physique lui-même n'est souvent pas perceptible, il existe bel et bien. Stephanie Clarke, professeure à la division de neuropsychologie du CHUV, donnera à ce sujet, le mercredi 8 décembre, une conférence intitulée «La conscience éclatée». Cristina Taiana, cheffe de projet à Pro Infirmis Vaud, interviendra ensuite sur le thème «Recommencer à domicile». La dernière soirée de conférences, mercredi 15 décembre, sera consacrée à la représentation de la personne handicapée dans l'environnement, avec notamment l'intervention du philosophe et écrivain Alexandre Jollien et de deux mémorants de l'Institut de géographie de l'Université de Lausanne.

Lausanne, Dorigny (arrêt TSOL: Unil Sorge), Auditoire 351 du Collège propédeutique 2, de 18 h 30 à 20 h.