Société

Au hit-parade de la monogamie

Chez les oiseaux, plus de 90% des espèces sont monogames. Chez les mammifères, 6% seulement. Comment expliquer cette frappante différence? Par le rôle que joue le mâle dans la survie de l'espèce.

Chez les oiseaux monogames, il participe à la gestation des petits, en prenant soin du nid, en nourrissant la femelle couveuse, parfois en couvant lui-même les œufs. Lorsqu'ils sont éclos, le père nourrit les petits, ou les garde pendant que la mère est allée chercher de quoi manger, ou encore assume toutes sortes de tâches et de soins. En un mot, sa présence est indispensable, sans lui les petits n'arriveraient pas à l'âge de l'émancipation.

Chez les mammifères, presque toutes ces fonctions vitales sont non seulement assumées par la mère, mais carrément incorporées en elle. Le fœtus trouve, pour se développer, un nid naturel dans son corps. La femelle n'est pas immobilisée par la couvade et elle peut se nourrir elle-même. Au nouveau-né, elle fournit, avec son lait, toute l'alimentation dont il a besoin, parfois durant de longs mois. Chez le chimpanzé, la mère allaite son petit jusqu'à sa cinquième année.

Dans ces conditions, le mâle sait qu'il n'a que peu d'influence sur le nombre de ses descendants arrivés à l'âge adulte. Et donc aucune raison de rester. (A. L.)

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