L’été, ses belles soirées, ses festivités, ses déhanchés, ses… règles de distanciation sociale. Comment, de Lausanne à New York en passant par Ibiza et Berlin, la pandémie redessine-t-elle les contours de nos nuits? Voici ce qu’explore cette série.

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Et soudain, le temple de la fête s’est effondré. Dans ses usines hédonistes aux capacités d’accueil gargantuesques règne un silence pesant. Car Ibiza est frappée de la pire infamie: interdiction de danser, pour raisons sanitaires. Cette année entrera même dans l’histoire de la musique électronique puisque la cérémonie des DJ Awards, l’équivalent des Oscars pour les stars du clubbing, qui se déroule chaque fin d’été depuis vingt-trois ans, est reportée à 2021. Comme la réouverture des hangars à techno tels que l’Ushuaia et sa capacité de 8000 clients, ou le Privilège et sa jauge pouvant monter à 10 000 fêtards.

Pandémie oblige, les réunions de plus de 30 personnes sont bannies, même dans les villas cachées au milieu des collines. Selon le quotidien espagnol El Mundo, cette mise à l’arrêt de l’industrie de la nuit représente une perte de 770 millions d’euros. Un désastre pour une destination où les charters sont calés sur les horaires des clubs.