Elle s’appelle Stewie et c’était une marmotte égarée de 6 semaines quand elle s’est jetée dans les jambes de Courtney, au cours d’une balade champêtre. Devant l’adorable boule de poils en quête de réconfort, cette dernière l’a vite ramenée à son domicile déjà occupé par un chat et deux chiens. Avant de la faire examiner par des vétérinaires et de l’adopter, sur leurs conseils. Depuis, Stewie passe des journées de reine, à mâchonner des brocolis, se chauffer dans des poses languides au soleil, et réclamer sa dose de gratouillis quotidiens. La vidéo de cette adoption inédite a récolté 770 000 likes sur le seul compte Facebook de la plateforme The Dodo.

Ce média dédié aux belles histoires animalières et phénomène du web, comptabilisait en décembre 2019, juste avant la pandémie, 2,3 milliards de vues chaque mois. Objectif affiché: «servir des histoires d’animaux émotionnellement et visuellement irrésistibles, et hautement partageables, pour faire de l’attention aux animaux une cause virale». Créée en 2014 par Izzie Lerer, diplômée en éthique animale, mais aussi fille de l’un des cofondateurs du Huffington Post, The Dodo est devenu, pour beaucoup, le Netflix (gratuit) du roudoudou, grâce à ses milliers d’histoires de sauvetages et d’amitiés improbables. On y croise, entre autres, ce raton laveur inséparable de son copain braque hongrois, ou ce coq baptisé Frog cavalant chaque après-midi, tel un labrador affectueux, vers l’arrêt de bus pour faire la fête à son adolescente de compagnie. Si les vidéos du média n’excèdent pas trois minutes, certaines histoires rencontrent un tel succès qu’elles décrochent même leur propre show sur des chaînes installées, à l’instar d’Izzy et les koalas, nouvelle série junior sur Netflix et coproduite par The Dodo.