A l’image des fausses cigarettes en chewing-gum, les moins de 13 ans pourraient bientôt connaître leur propre version d’Instagram. Le directeur de la plateforme, Adam Mosseri, a confirmé dans un récent tweet que l’entreprise est en train d’explorer une variante destinée aux petits, en réponse au site d’information Buzzfeed. En effet, un journaliste du média en ligne a révélé avoir intercepté un message interne du vice président d’Instagram, Vishal Shah, au sujet d’un nouveau «pilier» qui se focaliserait sur l’intégrité et la protection de la vie privée des jeunes enfants, ainsi que sur le développement d’une version qui leur assurerait une utilisation sûre du réseau.

Réactions mitigées

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Sur Twitter, les internautes ont rapidement fustigé une volonté d’«endoctrinement», d’autres ont pointé les risques plus accrus de pédocriminalité en créant un réseau uniquement employé par de jeunes enfants, et dénoncé l’encouragement à investir trop tôt ce genre de plateforme, dont on sait qu’elles participent de problèmes d’addictions, de troubles de la concentration, etc. En Suisse, plusieurs études ont montré que le temps d’écran quotidien s’élèverait à quatre heures en moyenne pour les 11 à 15 ans.