Le périmètre direct de la gare de Cornavin à Genève compte neuf antennes GSM. Deux d'entre elles ont une puissance d'émission forte (un kilowatt ou plus), les sept autres étant faibles (entre 10 et 100 watts) voire très faibles. Ce genre d'information est publique; les autorités communales les communiquent sur demande. Depuis avant-hier il est cependant beaucoup plus aisé de les obtenir. L'Office fédéral de la communication (OFCOM) a publié sur son site Internet le cadastre de toutes les antennes GSM et radio qui fonctionnent actuellement en Suisse.

Le service permet, à partir du nom de la commune, d'obtenir une carte sur laquelle sont situées au mètre près les antennes de radiodiffusion et GSM, nécessaires au bon fonctionnement du réseau de téléphonie mobile. Sur ces premières, le site donne un grand nombre d'informations. Il est ainsi possible de savoir que la puissance rayonnée de l'antenne de Chailly, à Lausanne, est de 10 watts et qu'elle diffuse les programmes de la TSR1 sur le canal 58. Sur le même lieu a été placée une antenne GSM. Pour ce type d'émetteur, l'OFCOM se contente de mentionner sa puissance d'émission en quatre catégories: allant de «très faible» (10 watts ou moins) «à fort» (plus d'un kilowatt).

Protection des données

Impossible de savoir quel est l'opérateur qui a placé l'antenne ni dans quelle direction elle rayonne. «Une question de protection des données», explique Philippe Horisberger, responsable du projet. En clair: les opérateurs n'ont aucune envie de faciliter la tâche de leurs concurrents en leur livrant clés en main l'emplacement exact de leurs antennes. «Ce plan est publié par souci de transparence, souligne Marc Furrer, chef de l'OFCOM. Les communes et plusieurs associations nous le demandaient.» Verra-t-on augmenter le nombre de plaintes déposées par un public mieux informé? «Je ne le pense pas, répond Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. La ville de Zurich a déjà publié une carte régionale. Cela n'a pas entraîné de réactions. Mais il est vrai que la question des implantations reste un sujet d'inquiétude pour le public.»

http://www.bakom.ch/fre/subsubpage/document/326/1713