Ni George Clooney ni Patrick Dempsey au générique. Pourtant, le lancement ce soir de la série de la télévision alémanique Tag und Nacht, a, à l'échelle suisse, réveillé un branle-bas médiatico-people enviable. Jour et nuit est une plongée dans l'univers des blouses blanches, mise en scène dans la permanence médicale zurichoise de la gare principale. Mais, assure Niklaus Schlinger, responsable des séries, «on n'a surtout pas voulu de remake d'Urgences ou de Grey's Anatomy».

En fait, la série est attendue car elle suit le succès, de 1999 à 2006, de Luthi et Blanc. Cette fiction très «birchermüesli» a tenu en haleine parfois jusqu'à 600000 téléspectateurs. Le choix d'interrompre la saga a provoqué l'ire de beaucoup. Niklaus Schlinger: «C'était le moment pour lancer du nouveau. Nous ne voulons pas de comparaison ni ne ressentons de pression.»

Inutile d'attendre de grands coups de bistouri dans les 36 épisodes de Jour et nuit. Ce sont avant tout des destins qui se rencontrent, avec leurs préoccupations et leurs coups de cœur, promet-on. Un journaliste du Tages-Anzeiger, qui a pu voir un chapitre, juge que la série n'a pas à rougir devant ses grandes sœurs américaines. A budget bien plus modeste - c'est l'un des tabous de la télévision -, l'opération semble séduire. Pas d'hystérie mais «un fin concentré de vie quotidienne crédible et de sentimentalité. Les personnages sont attachants.» Parmi eux, on relèvera un psychiatre, dont le nom, choisi pour ses sonorités, pourrait être connu de certains téléspectateurs: André Kudelski.