De retour du sommet de la Terre à Rio en 1992, la Confédération s'est engagée à mettre en œuvre les recommandations adoptées par les participants et contenues dans l'Agenda 21. Depuis, c'est l'Office fédéral du développement territorial (ARE) qui coordonne la politique de développement durable dans notre pays et qui encourage la participation des collectivités locales. En Suisse, seuls une quarantaine de communes et une dizaine de cantons – dont tous les romands – ont adopté un Agenda 21 local et sont soutenus par l'ARE. Une faible participation. Cependant ces chiffres ne seraient pas représentatifs, car ils ne prennent pas en compte les actions menées en faveur du développement durable par les collectivités qui n'ont pas adopté le label Agenda 21. Toutefois, le mouvement insufflé par le sommet de Rio n'est pas très rapide puisque, parmi les communes et les cantons, beaucoup en sont encore à la phase de l'élaboration des mesures et des stratégies qui leur permettront d'équilibrer responsabilité écologique, efficacité économique, justice sociale et solidarité mondiale. En Suisse romande, les villes de Genève, Lausanne et Neuchâtel, pour ne citer qu'elles, se sont fortement engagées en faveur du développement durable et de ses trois dimensions: environnementale, économique et sociale. Le canton de Genève est même le seul à avoir adopté une loi qui fixe les objectifs liés à l'Agenda 21. Outre les réalisations propres à chaque municipalité et qui concernent autant l'économie d'énergie que des programmes à caractère social, les communes mettent l'accent sur l'information vers leurs administrés afin de les inciter à adopter des comportements compatibles avec le développement durable.