Plus petites, moins rondes, pas assez juteuses: les tomates n’ont plus le même aspect en Syrie. Elles, qui autrefois poussaient sur des centaines d’hectares, se vendent désormais par maigres cagettes sur les marchés. Rares, chères et moins bonnes! Si la sécheresse a ravagé les récoltes de l’ensemble du pays, ses effets sur la région du nord-ouest, qui constitue l’un des derniers bastions rebelles hostiles au régime de Damas, sont d’autant plus accablants qu’ils sont décuplés par l’héritage d’anciennes politiques dévastatrices et par la guerre – le gouvernorat d’Idlib faisant l’objet de bombardements réguliers.