«Les îles Britanniques sont soumises à un siège de dépressions successives.» L'avertissement émane du Met Office, l'institut britannique de météorologie, et, selon l'expert météo de la BBC, il ne faut rien attendre de différent avant la fin du mois de janvier.

Après un réveillon très arrosé (il est tombé en quelques jours autant de pluie que durant tout le mois d'octobre, pourtant déjà très humide), les régions du sud de la Grande-Bretagne ont vécu hier les premières inondations de maisons, et une multiplication des «alertes sérieuses». Mais malgré le déraillement – sans victimes – d'un train en banlieue de Londres, mercredi, provoqué par un glissement de terrain, et le décès hier d'un Londonien qui tentait de débloquer une canalisation, les autorités espèrent que l'amélioration des digues, après les inondations catastrophiques de l'automne 2000, permette d'éviter le pire.

Pour le Met Office, le défilé continu de dépressions très creuses venues de l'Atlantique dans un fort courant de sud-ouest représente néanmoins «le scénario du pire». Et les météorologues anglais constatent que 2002 aura été la quatrième année la plus chaude de ces 344 dernières, avec 10,5ºC de moyenne, après 1999, 1990 et 1949 (10,6ºC). Phil Jones, de l'unité de recherche climatique de l'Université d'East Anglia, estime même que 2003 devrait être plus chaude encore, en raison d'une «activité modérée d'El Niño». De quoi alimenter les fantasmes – ou les craintes – des Britanniques, qui voient déjà leurs chers jardins se peupler d'essences exotiques…