Réinventer la roue, mais pas n’importe laquelle. Celle qu’une importante partie de la population tient entre les mains chaque jour. Pour se rendre au travail, pour voyager, pour le plaisir, par obligation. Le volant de voiture, un objet utile qui tend à être invisible, un lien indispensable entre les courbes de la route et le bras du conducteur. Aucun trajet ne se fait sans lui. Enfin, pour le moment. Car qui sait? Peut-être l’avenir nous réserve-t-il des automobiles à commande vocale. Mais en mai dernier, à l’occasion de la Munich Creative Business Week, la série de projets présentés par l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne) et le constructeur automobile Mini autour des volants de voiture tenaient encore à la matérialité, à quelque chose que l’on touche. De la paume, du bout des doigts, d’une main ferme ou d’une caresse: nous avions l’embarras du choix.