Le Covid-19 a contraint l’école au télé-enseignement, soulevant de nombreux enjeux pédagogiques pour le futur que «Le Temps» explore en cette semaine de rentrée scolaire.

Episodes précédents:

Quand Ophélia, Genevoise de 19 ans, a appris que les examens de maturité n’auraient pas lieu, elle a exulté avec sa bande du collège sur WhatsApp. «C’était une libération, confesse-t-elle. Préparer ces examens en confinement et dans l’incertitude totale était douloureux. Certains élèves ont quand même été déçus. Ils disaient: «Mais alors, j’ai fait quatre ans de collège pour rien?» Personnellement, je trouve que l’examen final ne détermine pas si on mérite la maturité ou pas. C’est sur l’année qu’on apprend, et cet examen est juste une épreuve d’endurance mentale.»

Partout dans le monde, le coronavirus a bouleversé le rituel des examens, alors qu’une majorité de diplômes ont été délivrés sur la base du contrôle continu, voire sur les notes obtenues avant la pandémie. Une situation inédite, qui a chagriné certains adultes, selon lesquels les diplômes 2020 auraient été «bradés». Problème d’évaluation… ou d’idéologie? Car selon Charles Hadji, professeur honoraire en sciences de l’éducation à l’Université Grenoble Alpes, et auteur de plusieurs ouvrages sur la pédagogie (dont Faut-il avoir peur de l’évaluation?), le concept de «sévérité» d’un examen n’a pas de pertinence scientifique, mais seulement sociale…