Télévision

L’Ecole hôtelière sauce «MasterChef»

Une série documentaire met en scène l’Ecole hôtelière de Lausanne. Une plongée fascinante dans un univers implacable

Une fourmilière dont la reine serait le client et les ouvrières seraient vêtues comme de mini-manchots. C’est l’impression que donne un regard rapidement jeté sur l’Ecole hôtelière de Lausanne. La RTS et Close Up Films offrent une vision plus substantielle, grâce à une série documentaire en cinq épisodes diffusée dès la mi-novembre en prime time. Réalisée par Fred Florey (Les apprentis), A l’Ecole hôtelière se concentre sur cinq élèves de la première à la troisième année, parmi les 2900 que compte l’établissement.

Emma Pittet, Vaudoise de 21 ans, consacre ses dimanches à travailler dans une station-service pour participer au financement de ses études. Alexandre Charlaix, Genevois de 19 ans, renonce avec dépit à sa coupe de cheveux pour se couler dans le moule. Alexandre Attia, Parisien d’origine, 19 ans aussi, est le fils nonchalant d’un directeur de palace. Tous trois viennent d’entrer en année préparatoire. A 21 ans, la Bâloise Annina von Falkenstein passe en troisième année de bachelor. Ultra-motivée, elle s’engage beaucoup dans la représentation de l’école à l’extérieur. Originaire du Kosovo, Afrim Beqa, 27 ans, a rejoint l’école après un apprentissage de mécanicien. Egalement en troisième année de bachelor, il cultive ses réseaux avec talent pour lancer son entreprise.

Tenue correcte exigée

A travers leurs parcours se dessine le fonctionnement d’une école ultra-exigeante. En début de cursus, les élèves se forment avec la même rigueur à tous les métiers de l’hôtellerie, de la pâtisserie au ménage dans les chambres, en passant par le service au restaurant. Une absence, même justifiée pour maladie et c’est 1 point qui s’envole, un retard ou une remarque déplacée, idem… Et attention à la tenue vestimentaire, à laquelle veille Michel Rochat, PDG du groupe, en se promenant dans les couloirs. Puis, c’est la pression du premier stage pour les uns, du projet final pour les autres.

On s’attache aux personnages, apprenant avec l’un à doser un nappage, souffrant avec l’autre d’une épaule douloureuse, s’agaçant d’un excès de sévérité ou au contraire d’une désinvolture. En cinq épisodes et deux semestres, on pénètre les coulisses d’une école de l’excellence, qui fête ses 125 ans cette année. Et les ouvrières, certes d’efficaces petits soldats, prennent tout à coup visage humain.


A l’école hôtelière, RTS et Close Up Films, vendredi à 20h10 sur RTS Un, à partir du 16 novembre.

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