Pierre Rabhi n’avait pas que des amis. Ces vingt dernières années, des détracteurs ont moqué sa naïveté sur l’air d’«on ne peut pas tous cultiver son champ biologique dans les Cévennes», critiqué sa vision réactionnaire de «la femme gardienne de la vie contre l’homme prédateur» et même stigmatisé une forme d’homophobie quand ce pionnier de l’agroécologie s’est présenté aux élections présidentielles de 2002 sans faire du mariage pour tous un combat prioritaire.