Jeudi 4 février, à Nice, une infirmière a été mise en examen pour assassinats: elle a reconnu avoir aidé à mourir cinq personnes âgées dans la maison de retraite municipale où elle travaillait. Les enquêteurs cherchent à établir un lien éventuel avec d'autres morts suspectes survenues dans le même établissement.

Agée d'une cinquantaine d'an-nées, l'infirmière, dont l'identité n'a pas été révélée, a écourté la vie des patients dont elle avait la charge en pratiquant sur eux une injection mortelle. Selon la police judiciaire, chargée de l'enquête, ces personnes étaient toutes très âgées, en grande souffrance et condamnées. Dans ses aveux, l'infirmière a affirmé avoir agi à leur demande. Ni les familles ni les médecins n'auraient été avertis de ses intentions. C'est à la suite d'interrogations à propos de disparitions de produits médicamenteux, ainsi que des soupçons formulés par ses collègues, que la maison de retraite a procédé à une enquête interne qui a conduit à une mise en examen de l'infirmière. Selon la police judiciaire, cette dernière serait passée sans difficultés aux aveux, en reconnaissant que l'idée était en elle depuis de nombreuses années.

Originaire du département de la Côte d'Or, cette femme vivait depuis plus de vingt ans dans la région niçoise, où elle a exercé son métier dans différents établissements pour personnes âgées avant d'arriver à la maison de retraite municipale, il y a quatre ans. Une enquête est ouverte dans les lieux où elle a été employée.

Après sa mise en examen, l'inculpée a été remise en liberté sous contrôle judiciaire très strict. Les enquêteurs restent pour l'instant très discrets sur l'affaire.