Depuis quelque temps, la théorie sur les causes des maladies cardio-vasculaires vit une véritable révolution. De plus en plus d'études tendent à démontrer qu'un taux élevé de cholestérol dans le sang ne suffit pas à expliquer toutes les crises cardiaques. En fait, seulement la moitié d'entre elles lui sont associées. Comme l'explique un article paru dans la revue New Scientist du 11 janvier, les chercheurs pensent maintenant que la racine du mal est l'inflammation.

Selon eux, le processus commence avec une irritation (d'origine microbienne, mécanique ou autre) qui provoque une réaction des cellules du vaisseau sanguin et de celles du système immunitaire. Les parois deviennent collantes; les globules blancs y adhèrent; certaines molécules sont relâchées et attirent des cellules musculaires dans la plaque naissante; d'autres substances encouragent les globules blancs à nettoyer le sang du cholestérol qu'il contient et de le stocker dans des cellules qui restent sur place. Ainsi, petit à petit, un bouchon se forme, cause de crise cardiaque ou cérébrale.

Cette théorie permettrait enfin d'expliquer pourquoi les médicaments anticholestérols, dont le pouvoir anti-inflammatoire a été découvert récemment, fonctionnent mieux que prévu. Et aussi pourquoi la prise d'antibiotiques diminue le risque de maladie cardio-vasculaire.