L'Institut Paul Scherrer (PSI) a signé une lettre d'intention en vue d'une collaboration avec l'Institut des sciences appliquées de Shanghai. «Les Chinois veulent copier la Source de Lumière Suisse (SLS), explique Ralph Eichler. Ils veulent construire le même exemplaire que nous avons à Villigen.» Inauguré en 2001, le SLS est un microscope géant qui figure à la pointe mondiale de la recherche sur les nano-organismes ayant de nombreuses applications scientifiques notamment dans le domaine médical. Les Chinois sont intéressés par un transfert de technologie, mais Ralph Eichler refuse de donner plus de détails. Qu'est-ce que la Suisse aurait à y gagner? «La Chine devient très importante pour nous, explique le directeur du PSI. Nous voulons créer une situation de gagnant-gagnant: la Suisse offre sa technologie et la Chine fournit des étudiants brillants.» Depuis les restrictions de visas de la part des Etats-Unis, de plus en plus de chercheurs chinois se tournent en effet vers l'Europe et la Suisse. «La Suisse veut attirer les meilleurs étudiants du monde, poursuit Ralph Eichler. Les EPF doivent être à la pointe de la recherche internationale.» Les Chinois ont la réputation d'être d'excellents techniciens mais de manquer de créativité. «Ce n'est pas vrai, rétorque encore le directeur. Il y a aussi des Prix Nobel chinois de physique!»