Tenter de compter les amateurs de camping sauvage de nos contrées, c’est un peu comme se lancer dans le recensement des marmottes d’une vallée alpine: la mission est ardue. Mais depuis la fin du semi-confinement, plusieurs indices indiquent un véritable engouement.

Le Club alpin suisse (CAS) a enregistré un fort afflux de visites sur la page de son site internet consacrée au camping sauvage et au bivouac (dormir en nature sans tente). «Dans notre rubrique environnement, c’est la page qui a été la plus visitée du 11 mai jusqu’à la mi-juin», note Lucie Wiget, spécialiste du libre accès et de la protection de la nature au CAS. Sur le terrain, les gardiens de cabanes ont aussi constaté une hausse du nombre de campeurs. «Si on reste en Suisse, ce que feront une grande partie de nos concitoyens, il n’est pas simple de se projeter en réservant un logement et, en montagne, les refuges ont réduit leur capacité de moitié. Pour les gens qui sont restés cloîtrés chez eux et veulent sortir, le bivouac est donc une solution», poursuit Lucie Wiget.