La transmission humaine du virus du SRAS dans le monde semble avoir été interrompue cinq mois après le début de l'épidémie. Taïwan, qui restait le dernier bastion des zones de transmission, a été retiré samedi de la liste dressée par l'Organisation mondiale de la santé. Ce qui ne signifie pas que la maladie a disparu du globe, ni qu'une nouvelle flambée ne pourrait avoir lieu.

«Nous ne célébrons pas aujourd'hui la disparition du SRAS, mais une étape a été franchie; l'épidémie mondiale a été endiguée», a précisé Gro Harlem Brundtland. Il reste en effet de nombreuses questions en suspens, des cas pourraient notamment avoir échappé à la surveillance des organismes de santé publique, si bien que l'organisation recommande à tous les pays de rester vigilants.

La directrice générale de l'OMS a également rendu hommage aux scientifiques et au personnel hospitalier qui ont payé un lourd tribut à la maladie. Des gens qui ont évité «une catastrophe mondiale», a-t-elle souligné. 20% des cas de SRAS ont en effet été recensés dans le personnel de santé.

Le virus, parti de la province chinoise de Guangdong, a voyagé avec l'homme dans 30 pays et zones. Partout, le mode de transmission a été le même: une personne ayant contracté la maladie à l'étranger se fait soigner dans un hôpital local, transmet le virus au personnel et à d'autres malades. Ceux-ci contaminent leurs proches, puis la maladie s'étend à la communauté.

A ce jour, 8439 personnes ont été infectées par le virus et 812 sont mortes de la maladie. Près de 200 malades sont encore hospitalisés.

L'OMS estime que le SRAS continue à menacer le système de santé public mondial. La maladie pourrait bien être saisonnière, comme la grippe, et réapparaître d'ici à la fin de l'année si le SRAS se comporte comme d'autres coronavirus connus.