Certains n'y allaient plus depuis des mois. D'autres depuis des années. Du coup, à l'occasion des JMJ, le Vatican a organisé une gigantesque opération confession. Pendant plusieurs jours, près de 2000 prêtres se sont relayés pour assurer entre le Cirque Maxime et le Mont-Palatin ce sacrement, de huit heures jusqu'à minuit. Une véritable opération de masse.

«Aujourd'hui, j'ai confessé pendant près de neuf heures», indiquait jeudi soir un prêtre de Bohême, venu exprès à Rome. Au pied de son confessionnal de fortune, séparé des autres ecclésiastiques par une simple cloison en bois blanc, un petit écriteau indiquait «Anglais, Français, Allemand, Tchèque», etc. «Ce sont avant tout les Italiens, les Français et les Allemands qui sont venus se confesser», a-t-il détaillé. «Cette cérémonie durant les JMJ est essentielle car souvent les jeunes ne sont pas instruits sur la doctrine de l'Eglise. Certains ne savent même pas reconnaître les péchés véniels des péchés mortels. J'en ai même rencontré un qui ne savait pas qu'il devait faire pénitence et abstinence le vendredi!» s'est-il indigné avant d'ajouter: «Les Italiens sont ceux qui ont la meilleure pratique de la confession; la plupart de ceux que j'ai vus s'étaient confessés au cours du dernier mois. Les Allemands en revanche, c'est en général une fois par an.»

Quant aux pèlerins, ils ont dans leur ensemble plébiscité l'opération: «De voir ici tous ces jeunes qui sont tous des amis, c'est un véritable encouragement. Cela nous donne beaucoup plus de force», a ainsi expliqué Stephen Oyen, un jeune fidèle venu de Gand, tandis que Valeria Castagna, une volontaire de 21 ans arrivée de Modène pour prêter main forte au «Service confession», expliquait: «La structure n'est pas idéale mais cela permet une grande relance de ce sacrement qui s'était perdu.»