C’est une expérience tragique et universelle: l’accompagnement d’un proche en fin de vie. Ce sont souvent les capacités physiques qui diminuent en premier, puis, parfois, les facultés intellectuelles. La mémoire s’efface, les plaisirs du quotidien se font rares, jusqu’à un silence terrible. Pendant deux ans et demi, la romancière Marie-Sabine Roger a rendu visite à sa mère dans un home, avant son décès, à l’aube du confinement, en février 2020.

Dans Dernière Visite à ma mère (Editions L’Iconoclaste), paru cet hiver, la Française raconte la réalité crue des établissements pour personnes âgées, la difficile perte d’un être cher, mais aussi tous ces gestes que l’on n’osait pas et qui émergent au crépuscule de la vie. Un témoignage saisissant, qui donne à réfléchir à notre propre finitude.