Ongles manucurés, barbe de trois jours, cheveux longs et brillants. «Il, elle, iel?», «Non-binaire? Trans? Androgyne?» Non. N’essayez même pas. Il déteste ça, les cases. Qu’on l’y plonge. Qu’il doive y plonger. Les autres ont trop de fois fixé pour lui des réponses toutes faites à ce qui se passait dans ses propres tripes. Il préfère les points d’interrogation. Le mystère. Les nuances de l’arc-en-ciel. La liberté du mot queer, qui désigne pour lui «une personne qui ne se retrouve pas dans les définitions dominantes d’identité de genre ou d’orientation sexuelle».