Il y a parfois des concepts qui font tilt. Celui de «responsabilité pour autrui» défendu par Maryvonne Charmillot dans le cadre de la Semaine d’actions contre le racisme, organisée par la ville de Lausanne, en est un. Plutôt que de décider avec Paul Ricœur que «Je est un autre» et d’oublier une partie de la planète au nom de l’indépassable différence culturelle, la docteure en sciences de l’éducation estime, avec l’anthropologue Didier Fassin, que «l’autre est soi-même», de sorte à lutter «contre l’anesthésie politique».

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