De notre intimité, il connaît presque tout. La texture de notre peau, le son de notre voix, l’odeur de notre souffle. Accroché derrière nos oreilles, dévorant notre nez et notre bouche, il retient les fluides et atténue les angoisses. Mi-protecteur, mi-confident. On veut bien sûr parler du masque, cet accessoire chirurgical devenu icône d’une crise sanitaire mondiale. Depuis l’apparition du nouveau coronavirus fin décembre 2019, en Chine, ce petit rectangle en polypropylène bleu et blanc fait l’objet de toutes les convoitises, des combines, des controverses. Ultime barrière entre le Covid-19 et l’être humain, il envahit progressivement les espaces publics. Son image squatte également les médias et les réseaux sociaux, qui voient en cet objet sanitaire l’incarnation la plus puissante et la plus immédiate d’un virus invisible. Le masque hante également notre futur: en attendant la mise au point d’un vaccin, il est appelé à jouer un rôle essentiel dans les différentes stratégies de déconfinement à travers le monde.

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