#swissmediatoo, #servicespublicstoo, #entreprise_too… Sur Intagram les publications visant à dénoncer des conditions de travail délétères se sont multipliées ces derniers mois, dans le sillon de la révolution sociétale #MeToo née en 2017 sur les réseaux sociaux internationaux. Climat toxique, atmosphère sexiste voire harcèlement… la libération de la parole est parvenue aux oreilles de nombreuses institutions. Mais que retient le monde du travail de ce nouveau paradigme? Quelles mesures les entreprises suisses ont-elles prises pour éviter des actes de harcèlement ou intervenir face à ceux qui se dérouleraient chez eux? La réponse n’est pas simple.

Certaines interventions sont visibles. Des outils se multiplient, comme à Genève par exemple, où une formation en ligne pour sensibiliser au harcèlement sexuel au travail a été mise en place pour tous les employés de l’Etat. Un cursus intégré à un kit de sensibilisation destiné à toutes les entreprises du pays. Le Groupe Mutuel s’est aussi doté, en complément à des mesures déjà en place, fin 2020, d’une plateforme externe permettant de signaler les comportements illégaux ou ne respectant pas le code de conduite de l’entreprise. Les récentes actualités ont renforcé l’attention portée à de telles problématiques, atteste Kristel Rouiller, directrice des ressources humaines.