Ils sont en Suisse, en couple, en bonne santé, en âge de procréer. En âge de s’informer sur la marche du monde et ses sombres perspectives, aussi. Du déclin sans précédent des insectes aux canicules marines dévastant la faune, en passant par les projections démographiques qui estiment à 10 milliards le nombre d’être humains en 2050, ils ont grandi en se demandant ce qu’ils pourraient bien faire pour, si ce n’est sauver le monde, ne pas contribuer à sa perte. Certains sont devenus végétariens, d’autres ont renoncé à la voiture. Une question s’est progressivement imposée: pourquoi faire des enfants?