Le 14 juin 1981, le principe de l’égalité entre hommes et femmes est inscrit dans la Constitution. Dix ans plus tard, jour pour jour, la première grève des femmes réclame son application, et la loi sur l’égalité entre en vigueur en 1996. «Le Temps» revient sur cette révolution lente.

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Sonnez haut-parleurs, résonnez casseroles: la grève féministe a lieu ce lundi 14 juin – galvanisée par l’annonce, mercredi dernier, du relèvement à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. Le projet d’harmonisation entre travailleurs et travailleuses, rejeté à plusieurs reprises dans les urnes et adopté par le parlement ce printemps, devrait figurer en bonne place sur les pancartes brandies dans les cortèges. Le Temps a sondé les espoirs et déceptions du mouvement à travers la voix d’une de ses représentantes, Tamara Knezevic.

Le Temps: Les multiples inégalités avaient été poussées par l’actualité en tête des préoccupations de l’opinion publique en 2018 avec l’affaire Weinstein et #MeToo, puis en 2019 avec une grève des femmes historique. Quel impact ont eu selon vous ces deux années de pandémie sur cette prise de conscience?