L’objectif du projet «Hyperlien» est de mieux comprendre vos attentes et présenter le métier de journaliste pour plus de transparence.

Le gong retentit. Les trois minutes imparties sont écoulées. «C’est bien trop court, j’avais d’autres questions à lui poser», souffle un lecteur en quittant une chroniqueuse pour se rendre vers le bureau suivant, où l’attend un journaliste vidéaste. Alors que la rédaction est en ébullition pour finaliser le journal du lendemain, les différents métiers qui composent Le Temps sont disséminés aux quatre coins de la newsroom: critique cinéma, chroniqueuse, éditrice web, codeurs, correctrice, photographe, vidéaste, iconographe, responsable des réseaux sociaux, chefs de rubrique, productrice de podcasts et rédacteur en chef.

Tous se sont prêtés à cet exercice original: un speed meeting, soit de brèves rencontres s’enchaînant à un rythme effréné. Mais le temps suffisant pour chacun de découvrir une fonction et de poser ses questions. «J’ignorais que Le Temps disposait de techniciens sur place pour développer son site et des formats de reportage», indique une abonnée après avoir discuté avec nos développeurs Lionel Rousseau et Ivo Marques. Un autre confie être un novice sur les réseaux sociaux, mais a appris auprès de la responsable, Elsa Thalmann, que les articles du Temps qui y sont partagés sont sélectionnés et suivent une stratégie.

Son voisin, qui sort de son entretien avec le photographe Eddy Mottaz, le cite: «Je cherche avant tout l’honnêteté, à capturer fidèlement ce que je vois et les personnes que je rencontre.» Une démarche qui le séduit, car «éloignée de cette envie d’accrocher le lecteur par du sensationnalisme». Sa femme ajoute avoir eu une réflexion intéressante avec notre iconographe Paolo Battiston: «Les images doivent entrer en résonance avec l’article, car elles influencent notre manière de le lire.»

De bonnes nouvelles et de la vulgarisation

Après une heure d’échange, place au briefing des lecteurs. Rassemblés dans la salle de conférences de la rédaction, les participants ont manifesté l’envie de nouveaux contenus. «Pourquoi ne pas créer une rubrique dédiée aux bonnes nouvelles?» suggère un lecteur. «Ou pourquoi ne pas présenter davantage de portraits de personnes ambitieuses, qui ne sont pas des personnalités locales, mais qui ont réussi à atteindre leurs objectifs?» poursuit un abonné. «Vous devriez songer à vulgariser certains de vos articles pour qu’ils soient compréhensibles par les enfants et adolescents comme vous le faites avec vos vidéos, préconise une lectrice. Car ils s’intéressent aussi à l’actualité, mais vos décryptages les dépassent.»

A tour de rôle, nos invités ont proposé des sujets d’articles qu’ils aimeraient lire dans nos pages. Certains étaient venus préparés, dossier en main, d’autres ont préféré partager leurs suggestions spontanément. Ainsi, des idées d’enquêtes et de reportages sur la consommation énergétique, la politique suisse romande, l’écologie industrielle, la psychologie ou encore le système de santé ont été présentées, débattues et enrichies par les commentaires des uns et des autres.

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Une discussion que chacun aimerait poursuivre sur notre site internet en nous interpellant sur un thème d’actualité ou grâce à l’ouverture d’un espace de discussion. «J’ai envie de commenter vos papiers comme on peut le faire sous un billet de blog ou sur les réseaux sociaux», précise un lecteur. «Oui, que l’on puisse publier son avis, lire les opinions des autres et débattre du sujet», surenchérit une lectrice.

Entre échanges informels avec les différents membres de la rédaction et ébauche d’un journalisme participatif qui donnera lieu à la réalisation d’articles par nos journalistes dans le courant de l’année, ce premier anniversaire d’Hyperlien a été célébré comme il se doit: avec vous.