Bac à sable

«Ni New York,

ni Gobi»

Etes-vous plutôt plage de sable fin ou galets des bords du lac?

Pour ce qui est des pieds, le sable indéniablement. Les galets, je les réserve pour faire des ricochets.

Sablés ou salé?

Salé façon mer Morte.

Attendez-vous longtemps le marchand de sable, le soir?

Non, je m’endors vite. Mais quand il claque la porte en partant, ça me réveille. Un vrai suricate.

Seriez-vous prêt à courir le Marathon des sables?

J’ai horreur de courir.

Vos vacances de rêve: NY City ou le désert de Gobi?

Ni l’un ni l’autre. Je ne connais pas bien New York, mais chercher un coin de ciel entre deux gratte-ciel, c’est pas mon truc. Et les longues marches dans le désert, pour l’avoir fait comme pas mal de gens, m’ennuient prodigieusement.

Votre oasis?

Partout où je me sens bien avec des amis. C’est surtout des moments où vous avez l’impression d’être à votre place, avec des personnes que vous aimez. Une oasis mentale.

Reste-t-il dans votre vie d’aujourd’hui un bac à sable, un espace où l’enfance reprend ses droits?

La scène. Celle d’un théâtre ou d’un studio. Où des adultes racontent des histoires pour d’autres adultes qui écoutent comme des enfants.

Goa, Copacabana, Miami Beach?

Goa, même si les Full Moon Parties maintenant ressemblent plus à la victoire de la Mannschaft un soir de finale de Coupe du monde que les soirées trans-psychédéliques qui ont fleuri dans les années 60.

Un épisode évoquant des sables mouvants?

Quand vous arrivez seul en scène devant 800 personnes et que vous avez dix minutes pour les faire rire. Et lorsque vous entendez les premiers rires, vous vous dites que finalement vous adorez le sable.

Chaque jour, une personnalité joue avec le mot «sable».