L'été, ses belles soirées, ses festivités, ses déhanchés, ses... règles de distanciations sociales. Comment, de Lausanne à New York en passant par Ibiza et Berlin, la pandémie redessine-t-elle les contours de nos nuits? Voici ce qu'explore cette série.

Episode précédent: 

Le 17 juillet, Anaïs est partie camper. Une manière de se changer les idées et ne pas trop penser que ce jour-là, elle aurait dû sabrer le champagne en robe longue sous une tente d’un autre genre. Cette enseignante valaisanne et celui qui partage sa vie depuis neuf ans ne sont pas les seuls à ressentir un pincement au cœur: en 2020, des milliers de couples ont dû annuler la célébration de leur mariage ou de leur partenariat enregistré.

C’est qu’avec l’interdiction de se rassembler de mars à juin, l’année a été noire pour les fêtes en blanc. En plus des cérémonies prévues au printemps, d’emblée reportées, celles de la haute saison (juin à septembre) ont posé de vrais cas de conscience aux couples concernés. Comme Anaïs et son compagnon, tiraillés par le doute durant des semaines. «C’était étrange d’être à ce point impuissants, confie Anaïs. C’est devenu une énorme prise de tête.»