Lancée il y a sept ans de manière catastrophique (une voiture avait effectué un tonneau pendant un «test de l'élan» médiatisé), la Classe A de Mercedes semblait vouée aux gémonies. Après que la marque de Sindelfingen eut effectué les corrections nécessaires, puis peu à peu fait évoluer le petit monospace, la Classe A s'est tout de même écoulée à un million d'exemplaires. Une deuxième génération du modèle est même apparue à l'automne dernier. Mais quelques critiques persistantes venaient et viennent encore griffer la carrosserie de cette traction avant. Beaucoup de ses usagers la trouvent trop petite, pas assez habitable et peu versatile. Mercedes a tenté de répondre en proposant des Classe A un rien allongées, mais cela n'a pas suffi. Tout en gardant la plate-forme de la Classe A, le constructeur s'est donc fendu d'un nouveau monospace, plus spacieux, plus éclectique, le baptisant comme de juste Classe B.

Présentée en première mondiale à Genève, cette Classe B gagne 43 centimètres en longueur et 20 centimètres en empattement, mais garde la hauteur et la largeur de sa petite sœur. Le monospace est effectivement beaucoup plus spacieux pour quatre passagers, autant pour la largeur d'épaules que l'espace au niveau des jambes. Les espaces (modulables) dédiés aux bagages ou objets embarqués sont également plus généreux: la Classe B affiche un volume maximum de chargement de 2245 litres, au lieu des 1995 de la A. La longueur de chargement maximale atteint les 2,95 mètres.

Si le monospace apparu en 1998 présentait un capot lisse dans le parfait alignement du pare-brise, la Classe B propose un avant beaucoup plus sculpté, typique de Mercedes. Ce changement identitaire a bien sûr pour but de suggérer que le nouveau véhicule porte toutes les qualités habituellement associées à Mer cedes: robustesse, performance, confort, sérieux. Pour être sûr que la Classe B soit dynamiquement irréprochable, la voiture a été lestée d'aides électroniques qui agissent au niveau de la direction, des suspensions, des freins, etc. Le monospace peut être propulsé, au choix, par des moteurs quatre cylindres à essence, dont un 2 litres turbocompressé de 193 ch, et deux quatre cylindres diesel de 109 et 140 ch.

La Classe B, qui sera commercialisée cet été, entend convenir à la ville, aux voyages, à la famille et aux loisirs. Mélange de monospace, break et berline, le véhicule voudrait très fort s'imposer comme un nouveau genre automobile, syncrétique, fonctionnel mais aussi luxueux. Reste à vérifier si cette ambitieuse profession de foi se confirme sur la route.