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Les objets connectés nous cernent et peuvent déposer en justice
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Digitale Attitude

Les objets connectés, bientôt entendus dans les enquêtes policières

Les objets connectés nous cernent et peuvent fournir des indices très précieux en cas d’enquêtes policières

Les frigos qui tiennent à jour les dates de péremption des produits, les machines à café qui se pilotent à distance, les lave-linge qui évaluent la nature des textiles, les compteurs intelligents qui gèrent la consommation d’eau ou d’énergie, sont parmi les objets connectés qui de plus en plus, livreront des indices précieux dans le cadre d’enquêtes criminelles.

Selon Mark Stokes, responsable de la police scientifique à Scotland Yard, dans le Times, «les appareils ménagers dotés de capteurs et de microprocesseurs qui enregistrent les mouvements et les commandes des utilisateurs, permettront aux policiers de trouver des preuves lors d’investigations. Des empreintes numériques qui fourniront un aperçu crucial des derniers moments d’une victime, pourront confirmer ou démentir un alibi ou encore détecter des incohérences dans un témoignage.»

Un cas est en cours aux Etats-Unis. Suite à un meurtre à Bentonville dans l’Arkansas, la justice a demandé à Amazon de livrer les enregistrements stockés sur leur serveur, car un objet connecté, un assistant virtuel «Echo», se trouvait sur les lieux du crime. Cette enceinte est dotée d’un micro qui détecte la voix, peu importe où l’on se trouve dans une pièce. Elle peut exécuter un ordre (Alexa, appelle-moi un Uber!) ou répondre à une question (Alexa, quel temps fait-il?).

Il est pourtant peu probable que cette piste révèle du nouveau car l’activation de l’enregistrement ne se fait que lorsque le mot «Alexa» est prononcé. De plus, l’utilisateur peut lui-même effacer ses fichiers audio en se rendant sur amazon.com/myx.

Amazon refuse de se soumettre à la demande de la justice, invoquant la protection de la sphère privée de son client.

Alors que les autorités judiciaires saisissent depuis longtemps ordinateurs, tablettes et portables chez les particuliers, cette affaire soulève à nouveau la question sur la confidentialité des appareils «toujours connectés», dont les données récoltées sont stockées sur les serveurs des fabricants. Amazon rechigne à livrer les fichiers d’un individu à la police, mais pourtant traite les données des utilisateurs – non pas à des fins publicitaires, mais pour améliorer et enrichir les performances de son logiciel conversationnel.


Lire aussi: «Dans une enquête pour meurtre, la justice américaine veut entendre l’assistant vocal d’Amazon»

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