Ils travaillent à la lueur des étoiles ou des néons, c’est selon. Toute cette semaine, «Le Temps» vous emmène à la rencontre de celles et ceux qui vivent en décalé, invisibles aux yeux de la majeure partie du pays. Pour les suivre jusqu’au bout de la nuit.

Notre dossier: Oiseaux de nuit

Tout autour, le noir est dense, et sous les phares du mécanicien-dépanneur Moreno Gespini, les moustiques se pressent. La nuit est tombée, mais pas la température. Agostino, quinquagénaire de la campagne vaudoise et fier propriétaire d’une vieille Opel, transpire dans son polo délavé: «Ça fait une heure que je cherche les clés de ma voiture dans l’herbe. J’en ai besoin pour travailler demain…. Il y a un double, mais je le cache dans la portière, pour que mon fils de 14 ans arrête de prendre le volant quand j’ai le dos tourné.»