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MODE

Olivier Theyskens, tapis rouge et rideau de fin

La maison Rochas ne fabriquera plus de prêt-à-porter de luxe. Couronnes.

Couvé du regard. Dévoré des yeux. Phagocyté des prunelles par la rédactrice en chef la plus puissante de la mode, Anne Wintour (Vogue US). Tant d'admiration manifestée à la fin de chaque défilé n'aura pas suffi. Le designer belge Olivier Theyskens ne dessinera plus les collections de prêt-à-porter de la maison Rochas.

La rumeur flottait depuis longtemps - «La maison était tellement fauchée qu'on comptait les gommes et les crayons», raconte cette ancienne intérimaire. Mais la décision a été annoncée mercredi par Procter & Gamble qui possède la marque. En clair, le groupe de la parfumerie conservera les parfums Rochas et quelques licences, mais pas le prêt-à-porter de luxe «qui n'appartient pas au cœur de métier du groupe». Malgré les couvertures de magazines, malgré les stars habillées Rochas sur les tapis rouges, Theyskens, engagé il y a trois ans pour redorer le logo de la marque, n'a pas réussi à en rentabiliser le secteur prêt-à-porter.

Et pourtant, quel talent chez ce créateur aux longs cheveux et au profil rêveur. Remarqué à 20 ans, quand il étudie à la Cambre de Bruxelles et que Madonna lui commande une robe pour les Oscars, Theyskens cultive une mode délicate mais d'une étrangeté radicale. Romantisme éthéré, références gothiques. Avec Rochas, le Belge démode le porno-chic et les strings dépassant du pantalon moulant. Grâce à des défilés vécus comme un cortège d'apparitions, à ses robes de sirènes victoriennes, aux dentelles noires et aux volants d'eau, Rochas était, sous l'ère Theyskens, «une des dernières grandes marques faisant preuve d'audace dans les volumes et les matières», pour citer Leyla Belkaïd, directrice de la filière Mode à la Haute Ecole des arts appliqués de Genève. Olivier Theyskens refera parler de lui, lui qui avait refusé d'autres mandats prestigieux comme la maison Givenchy. On parie?

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