HORLOGERIE

Omega réédite le modèle d'un ancien chronographe

La marque suisse célèbre son retour au chronométrage olympique.

Les marques horlogères puisent toujours davantage dans leurs archives pour faire revivre leur patrimoine ou démontrer que ce qui a été fait à l'époque a un goût d'intemporalité. Et la recette fonctionne parfaitement, à voir le succès des modèles vintage et autres rééditions qui peuplent les vitrines.

Omega n'échappe pas à la règle avec une réédition annuelle d'une pièce ancienne qui vient compléter sa Museum Collection. La marque a choisi cette année de rééditer une montre de poche chronographe, sésame qui lui avait ouvert grand les portes du monde olympique il y a 73 ans.

Présent récemment au Musée olympique pour la présentation de cette réédition, Jacques Rogge, président du CIO, a rappelé que le chronométrage des Jeux olympiques a d'abord été le fait de chronométreurs qui se rendaient sur les lieux de compétition avec leur propre chronographe. On imagine aisément quelles pouvaient être les variations de mesure du temps. Pour les Jeux de 1932 à Los Angeles, le CIO décide pour la première fois de faire appel à une société horlogère pour assurer le chronométrage de l'épreuve. Omega est retenue et envoie sur place 30 chronographes de poche à rattrapante (permettant de mesurer deux temps à la fois) et un horloger chargé d'assurer le parfait fonctionnement de ces pièces durant toute la compétition.

Depuis cette première apparition sous la bannière olympique, Omega a assuré à 21 reprises le chronométrage des Jeux. Or la société biennoise fêtera bientôt à Turin son grand retour sur la scène olympique, après les années Swatch. L'occasion était trop belle pour ne pas être saisie.

Si toutes les rééditions ne sont pas dignes d'intérêt, la montre de poche présentée l'est assurément. Car, plus qu'une simple copie d'un modèle historique, la série limitée proposée aujourd'hui abrite des mouvements d'époque. De fait, la société a retrouvé dans les tiroirs de Lemania (fournisseur du mouvement chronographe de 1932 et aujourd'hui société de Swatch Group) des ébauches originales. L'ensemble a été complété de quelques composants nouveaux manufacturés selon les technologiques modernes. Le boîtier en or jaune, rose ou gris est en revanche totalement neuf. Pour espérer acquérir l'une des 300 pièces produites, il faudra débourser quelque 95000 francs.

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