Une dizaine de jeunes s’affairent autour d’un prototype de voiture solaire. L’un d’eux fixe une caméra ayant appris à reconnaître les panneaux de circulation. Nous ne sommes pas dans une start-up, mais à l’école secondaire publique Ching Kok, dans un repli de la baie de Hongkong, au cœur de la cité nouvelle de Tseung Kwan O. Les 500 élèves âgés de 13 à 18 ans viennent de la forêt de tours environnantes. «La plupart sont issus de milieux défavorisés, indique Annette Yau, sa directrice. Il est d’autant plus crucial que nous leur assurions un bon départ dans la vie.»