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La coupe de cheveux spaghetti de Neymar n’aura duré que le temps d’un match, celui du Brésil contre la Suisse, le 17 juin dernier. Mais elle aura fait causer dans les chaumières et les ascenseurs.
© Joe Klamar/AFP

Travers de sport 2/8

On se dit quoi, après le Mondial?

Chaque jeudi de l’été, notre chroniqueur court, saute, nage et pédale. Il partage l’exercice musculaire dans «Le Temps»

Ce dimanche, la Coupe du monde se termine avec la finale à Moscou. Le football va disparaître des écrans, retrouver sa routine, son mercato à plusieurs millions puis, à la fin de l’été, ses matchs de clubs. Bref, le foot pour ceux qui aiment vraiment ça. Quant à ceux qui, le temps d’un mois, avaient trouvé matière à s’y intéresser, ils n’ont plus qu’à espérer que le dérèglement climatique se poursuive. Car c’est aussi ça, la Coupe du monde: une formidable réserve de small talk.

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Imaginez. Dans un ascenseur, une poignée de secondes à partager avec un collègue ou un voisin à qui vous n’avez pas grand-chose à dire. Dans la proximité de la cage, les yeux rivés sur les étages qui défilent. Lentes secondes. Silence gênant. Puis, l’ouverture: «Tu as vu cette Coupe du monde?» Ouf, l’honneur est sauf. Et avant même d’avoir pu débattre du passionnant Japon-Sénégal de la veille, l’ascenseur arrive à destination, les portes s’ouvrent et vous libèrent.

Le temps d’un mois, la Coupe du monde remplace aisément les profonds échanges de vues météorologiques. «On a de la chance avec le temps», «Y a plus d’saison», «Fait trop chaud». Ou «trop froid». Entre la mi-juin et la mi-juillet, on aura pu remplir des silences en évoquant la coupe de cheveux spaghetti de Neymar – que la pression sociale n’aura fait durer qu’un match – ou ses ridicules simulations. On a aussi pu discuter de la VAR, de l’aigle bicéphale ou, un classique, des klaxons nocturnes des Portugais.

«Bientôt les vacances?»

Dès lundi, donc, ce vivier de small talk généreusement offert par la FIFA prend fin. Et si la météo des prochaines semaines est normale et logique? Que les discussions d’ascenseur redeviennent difficiles à engager? Il n’y a pas 50 solutions. On peut utiliser l’autre joker estival – «Bientôt les vacances?» – mais en courant le risque que le voisin n’en prenne pas ou qu’il en soit déjà revenu. Sinon, il faudra prendre les escaliers.


La chronique «Travers de sport» précédente: Johan Djourou et moi, on se comprend

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