Tout a commencé par une «blague» entendue à l’adresse d’une connaissance, férue de fitness et très présente sur les réseaux sociaux: «Tu pourrais gagner des sous en ouvrant un compte sur OnlyFans.» Silence gêné. On saisit alors discrètement son téléphone et on interroge un moteur de recherche. A première vue, rien de choquant: OnlyFans est un réseau social qui reprend les codes esthétiques d’Instagram, sauf que chaque «créateur» de contenu est rémunéré pour ce qu’il publie, via un abonnement contracté par ses fans, heureux d’accéder à du contenu «exclusif».

Mais si l’on en parle, c’est parce que OnlyFans ne fait que croître depuis le confinement. Alors que le réseau a vu le jour en 2016, il a gagné 75% de fréquentation supplémentaire durant le seul mois d’avril 2020 et se targue de compter aujourd’hui près de 45 millions d’utilisateurs. Un bond de popularité tel que même Beyoncé le cite dans un récent tube aux côtés de Megan Thee Stallion.