«Jusqu'à présent, 30% des demandes pour de nouvelles antennes se heurtaient à des oppositions. Nous espérons que cette proportion diminue désormais, sachant qu'une partie des opposants invoquaient justement les résultats de l'étude menée par TNO aux Pays-Bas.» Thérèse Wenger, porte-parole d'Orange, se montrait mardi prudemment optimiste après la publication de l'étude réalisée en Suisse.

«De nombreuses autres études ont abouti à des résultats similaires, sans que le nombre d'oppositions baisse, relève Mathieu Janin, porte-parole de Sunrise. Les gens utilisent parfois la peur de ces ondes comme prétexte pour masquer des motifs moins avouables, comme la peur qu'un bien immobilier ne perde de sa valeur à cause de l'installation d'une antenne.»

Au 1er juin, selon les statistiques de l'Office fédéral de la communication (OFCOM), il existait 3027 emplacements d'antennes UMTS, et 10163 d'antennes GSM. Il y a un an, les chiffres étaient respectivement de 2364 et de 10029. «Dans la quasi-totalité des cas, un même site regroupe des antennes UMTS et GSM», relève Caroline Sauser, porte-parole de l'OFCOM. Aucun opérateur de téléphonie mobile ne révèle combien il possède d'antennes. Il se bâtit toujours des antennes GSM - «car souvent des consommateurs nous demandent de couvrir une zone non desservie», explique Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom -, mais la plupart des nouvelles antennes sont UMTS.

La télévision, un succès?

Les trois opérateurs suisses ont eu de la chance: ils n'ont payé en 2000 au total que 155 millions de francs pour leurs licences UMTS - on est très loin des 46 milliards de dollars dépensés en Allemagne. «L'adoption des nouveaux services UMTS prend du temps, poursuit Christian Neuhaus. Mais déjà 35% de nos clients qui le peuvent regardent la télévision sur leur téléphone.» Reste qu'aucune application (vidéophonie, télévision, téléchargement de musique) n'a vraiment décollé pour l'heure, le réseau étant encore relativement lent et le nombre de portables UMTS vendus très faible. Cela pourrait changer. Successeur de l'UMTS, le HSDPA, qui ne nécessite pas de nouvelles antennes, permettra d'échanger des données dix fois plus vite. Swisscom a commencé à installer cette technologie.