Dégustation

Paolo Basso, meilleur sommelier d’Europe

«Le Jugement de Paris ne s’est pas joué à la loyale. Les vins californiens sont très vite accessibles. A l’époque, un bon vin de Bordeaux commençait à se révéler après une dizaine d’années. On disait d’ailleurs qu’un père faisait sa cave pour son fils. Les choses changent. Avec les millésimes 2005 et 2009, les bordeaux se rapprochent des vins de la Napa Valley. Il y a une volonté claire de séduire de nouveaux consommateurs en quête de puissance. A l’inverse, certains crus californiens se rapprochent des bordeaux avec le développement de joint-ventures transatlantiques.

Dans la Napa Valley, j’aime bien Profile, un vin produit par Merryvale, domaine créé par un Suisse (LT du 03.11.2012). Il a une patte californienne, mais c’est très bien fait. A Bordeaux, le Château Ozone est au-dessus du lot. A un tarif plus abordable, toujours à Saint-Emilion, j’aime beaucoup Tertre de Rotebœuf, un vin au caractère remarquable. Le 2001 est prêt à boire. Un millésime qui, dans le bordelais, offre un excellent rapport qualité-prix.»

Publicité