Des chercheurs de l'Université de Zurich annoncent dans la revue Nature Medecine avoir identifié les cellules à l'origine de la sclérose en plaques. Il s'agit d'une catégorie particulière de globules blancs, localisés dans la barrière hémato-encéphalique. Ces «cellules traîtresses» reconnaissent les structures du cerveau et les «dénoncent» au système immunitaire comme étant des corps étrangers, si bien que celui-ci les combat. En résultent des inflammations du cerveau et de la moelle épinière, puis une paralysie progressive.

Les immunologues zurichois ont ainsi réfuté la théorie admise, qui mettait en cause des cellules cérébrales. Ils ont franchi un pas décisif dans la lutte contre la sclérose en plaques, ou d'autres maladies neurologiques comme Alzheimer ou les tumeurs au cerveau. Il leur reste maintenant à manipuler ces cellules de façon à ce que le système immunitaire ne se retourne plus contre le système nerveux central.