L'automobile ne sera sans doute pas la première technologie à utiliser la pile à combustible, la super-batterie qui tire son énergie électrique de l'hydrogène. Les ordinateurs et téléphones portables, voire les caméras et les appareils photo numériques risquent de prendre de vitesse la voiture «propre», d'autant que celle-ci n'est pas attendue avant une à deux bonnes décennies. Les premiers ordinateurs portables dotés d'une mini-pile à combustible sont, eux, attendus pour l'année prochaine.

C'est tout au moins la promesse de Toshiba, qui présente cette semaine au Cebit de Hanovre son prototype DMFC («Direct Methanol Fuel Cell») d'un poids de 900 grammes. La pile fonctionne grâce à la création d'un courant électrique entre deux pôles, l'un constitué par du méthanol oxydé, l'autre par de l'oxygène réduit qui produit de l'eau. Le méthanol pur est contenu dans des réservoirs de 50 à 100 cm3 qu'il suffit de changer pour recharger la pile à combustible. La puissance de la DMFC est au maximum de 12 W. Selon la capacité du réservoir, l'autonomie est de 5 à 10 heures. La DMFC est toutefois encore trop volumineuse pour être intégrée dans l'ordinateur lui-même, même si Toshiba espère encore miniaturiser son invention d'ici à 2004.

L'entreprise japonaise n'est bien sûr pas la seule à travailler dans cette direction prometteuse. Toutes les grandes sociétés d'électronique, à commencer par les fabricants de téléphones portables, planchent sur des piles qui extraient leur hydrogène de composés solides ou de carburants comme le méthanol et l'éthanol.

Le principal intérêt de ces petites piles à combustible est de garantir en tout lieu et tout temps une bonne autonomie à des appareils électroniques. Plus besoin d'éteindre un téléphone ou un ordinateur, de trouver une prise électrique et de recharger longuement les batteries. Il suffit ici de remplacer les petits réservoirs de combustible.