La pollution par les oxydes d'azote et d'ammoniac est trop élevée en Suisse. Elle doit être diminuée de moitié par rapport à 2000. Telle est la conclusion du rapport publié vendredi par la Commission fédérale de l'hygiène de l'air. En 2000, 77 200 tonnes d'azotes avaient été rejetées dans l'atmosphère. En cause le trafic routier, responsable de 58% des émissions d'azote, et l'agriculture (93% des émissions d'ammoniac.)

Eviter le stockage des engrais de ferme à ciel ouvert, transférer le trafic lourd de la route au rail, augmenter la contribution du pollueur/payeur, créer une taxe d'incitation, telles sont quelques-unes des mesures proposées par la commission. Si le rapport donne une vision globale de la situation, il ne s'en tient qu'aux recommandations. «Les mesures faciles, comme des voitures à catalyseur, ont été prises. D'autres sont plus difficiles à prendre parce qu'elles touchent chacun de nous. Nous avons cherché à démontrer le problème et à donner des pistes d'action», a déclaré Ursula Ackerman, présidente de la commission.