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Samedi 23 septembre, aux Bains des Pâquis, deux binômes tiennent une réunion stratégique avant d’entamer les épreuves.
© David Getaz

Départ    

«Pop in the City», le tourisme autrement

Bien connu en Europe, l’événement urbain débarque à Genève. Découvrir une ville étrangère à travers une série d’épreuves solidaires, culturelles ou extrêmes? Une alternative aux traditionnels week-ends shopping entre copines

Elles ont envahi Genève le week-end dernier. Des centaines de femmes en t-shirt orange, lancées dans les rues au pas de course, une carte à la main. Elles? Les participantes du raid urbain «Pop in the City». Cet événement 100% féminin entre la course d’orientation et la visite touristique se déroulait pour la première fois en Suisse après avoir essaimé partout en Europe depuis cinq ans.

Le concept? «Faire un saut» dans une ville étrangère pour y relever 30 défis, sportifs, culturels ou solidaires, en binôme. Le temps d’un week-end, les participantes vont à la rencontre de partenaires locaux, artisans, institutions, musées ou associations. Une manière de découvrir la ville autrement, sans passer par la case shopping, barathon ou encore visite guidée traditionnelle. Prochain rendez-vous samedi 7 octobre à Genève. Exceptionnellement, l’événement sera mixte.

Réunir touristes et locaux

Comment entrer en contact avec des locaux lorsqu’on débarque dans une ville étrangère pour quelques jours? La question turlupinait la bande d’amies à la base du projet. «Avec «Pop in the City», l’idée est de rassembler des femmes autour d’un événement dynamique, de leur donner la possibilité de découvrir des lieux inédits, de collaborer avec des associations», détaille Clémentine Charles, cofondatrice de 33 ans. A chaque édition, les habitants représentent environ 20 à 30% des inscrits.

Sur son blog, une participante raconte son expérience: «Mes jambes flageolent, mon corps est tout tremblant. Je me lance!» Pour cette jeune Française, la descente en rappel d’un grand magasin de la place reste l’épreuve phare du week-end à Genève. Il y a aussi la dégustation de grillons, une initiation au jiu-jitsu et un rallye du chocolat. Bref, un week-end «court et intense». «Je voulais dépasser mes limites, Pop in the City a imaginé des challenges forts pour des femmes conquérantes et curieuses.»

Happening féministe?

Les popeuses doivent effectuer le maximum de challenges dans la journée qui se termine par un repas géant. Le côté compétition est présent, mais pas essentiel. «Nous avons préféré le terme de raid à celui de course pour ne pas centrer la manifestation sur la performance sportive, mais plutôt sur la découverte», ajoute Clémentine Charles. Montant de l’inscription: 169 euros, soit environ 200 francs suisses.

Avec son dress code et ses slogans, l’événement a un petit côté happening féministe. Exclure les hommes fait partie du concept? «La dimension féministe existe sans être une revendication, précise Clémentine Charles. Etre entre femmes décomplexe, désinhibe les participantes. Cela dit, pour fêter les cinq ans nous avons décidé de faire un test et d’accepter les hommes.»

L’enjeu en termes de promotion, Genève Tourisme, partenaire de l’événement, l’a bien saisi. «Pop in the City» jouit d’une grande visibilité en France, explique sa porte-parole Lucie Gerber. «Il parle à la bonne cible de la bonne façon.» Laquelle? Les city breakers, ces étudiants ou jeunes actifs qui partent en week-end à travers l’Europe 4 à 5 fois par année.

Casser les clichés

«L’événement donne une image dynamique de Genève, casse les clichés austères d’une ville remplie de banques, poursuit Lucie Gerber. Il permet de valoriser ses atouts, ceux d’une ville à taille humaine, qui évite le tourisme de masse et où il fait bon vivre.»

Les retombées économiques sont estimées à 400 000 euros par événement. L’édition du 23 septembre a attiré 550 femmes, en grande majorité françaises. Complet en une semaine, l’événement a généré des nuitées. Genève Tourisme l’a soutenu financièrement à hauteur de 25 000 francs.

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