«En ce moment, à Yaoundé, le climat change beaucoup. Il y a de la rosée le matin, et un petit froid très pointu. La journée, il fait 26° environ. Il peut y avoir de très grosses averses, mais elles ne durent pas. Moi, j’aime quand il fait froid, en dessous de vingt degrés. Ça, c’est bien. Mais quelle que soit la température, je suis à l’aise, je me mets en condition.

»Je travaille comme chauffeur pour l’ONG suisse Fairmed, alors je suis beaucoup sur les routes. J’aime vivre à Yaoundé, mais aussi être ailleurs. Je m’adapte aux gens et aux liens, partout où je vais, que ce soient les Pygmées à Abong Mbang ou ailleurs. C’est mon travail. Les routes, c’est, ohlala. Plein de gens. Il se passe toujours quelque chose. Sur la route du nord, j’ai vu les grands singes. Et aussi des antilopes qui s’étaient approchées du village.

»Après la journée de travail, je fais du sport. Du sport, du sport, du sport, à gogo. Judo, judo, judo. Et même du tennis de table. Le week-end, je suis toujours au sport, ou alors je fais un peu la cuisine, des bouillons de viande ou de poissons. Au marché, j’achète les cacahuètes, le poisson d’eau douce, le gibier. Les écureuils de brousse, c’est très bon. Ah, le porc-épic aussi, c’est délicieux.

»Je prends mes congés entre septembre et octobre. Ces jours-là, je rentre au village, à Songmbengue, à environ 140 kilomètres de Yaoundé. Je fais des petits travaux champêtres, je vais pêcher à la rivière Sanaga. Surtout, je retrouve la famille. Les oncles, les frères, les cousins… Tous ceux qui vivent encore. C’est bien.»